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Après des études dans le secteur du bois qui se finalisent en juin 1989 par une formation de restaurateur de meubles anciens et sculpteur sur bois, puis un petit passage dans une entreprise vendômoise, il part en juin 1990 sous les drapeaux direction l’Afrique, le Sénégal plus précisément. Il va vivre là, une expérience unique. Des instants de partage avec des artistes sculpteurs locaux renforceront chez lui, cette envie de sculpter un jour le bois.
Novembre 1991, retour en France et déjà la confrontation avec un monde où autorité se conjugue avec pouvoir. Après quelques tentatives sans succès dans l’univers du bois secteur industriel, en septembre 1993, il prend la décision de quitter ce secteur d’activité pour celui du commerce. Neuf années vont s’écouler durant lesquelles il va tout donner pour cet employeur. Mais fin 2001, fini les bons et loyaux services, il décide de tout plaquer pour monter sa propre affaire avec un ami.
Janvier 2002, c’est le début d’une nouvelle aventure avec la création d’un piano bar. Expérience qui va très vite tourner à l’échec.
2003 c’est la descente aux enfers, une des périodes les plus sombres de sa vie. Nouvelle confrontation avec un système qui va au-delà de sa propre vision du monde dans lequel il évolue. Confronté à une justice gangrenée par le fric et face à un système judiciaire corrompu, il va découvrir un monde libre où les armes sont l’unique pensée artistique et où le passage à l’acte est l’expression artistique. Monde qui lui évitera de toute évidence l’irréparable.
C’est avec une rage profonde, une haine rouge sang et un état d’esprit écorché vif qu’il devra faire face et tout reconstruire. Dans un premier temps, c’est dans sa propre cave, cellule 325 comme il l’appelle, qu’il va se retrouver et surtout se découvrir. C’est dans ce trou à rat de 5m² que l’artiste qui sommeillait encore en lui, va se révéler, être le libérateur inespéré d’un profond désarroi qui le hante jour et nuit. Cet artiste qui n’est autre que lui va redonner un sens à sa vie et permettre de rassurer sa famille. Un nouvel avenir se dessine alors à l’horizon, il lui tarde de remonter à la surface.
Ses premières pièces seront figuratives. Il se cherche encore, mais très vite il va ressentir le besoin d’exprimer des sentiments d’injustice. C’est alors que ses pensées profondes viendront se graver dans la matière comme des messages forts et symboliques à la fois. Influencé par sa propre conscience, ses pièces étonneront d’abord son entourage avant d’être vues et appréciées par un public plus large. Il prend alors conscience que sa vie ne sera plus comme avant.
Octobre 2004, il entreprend une formation en aménagement intérieur. Galvanisé par cette démarche, il ressent très vite ce besoin de créativité mobilière. Sa première création sera une table de salon aux lignes très épurées ‘Equilibre’. Cette réalisation sera le début d’une réflexion sur sa vision du design et elle le confortera dans ses choix futurs. Il sait déjà comment il envisage son retour dans ce secteur d’activité abandonné il y a plus de dix ans.
Octobre 2005, il intègre une petite entreprise de menuiserie et d’ébénisterie de sa région. Cette nouvelle activité s’effectuera en parallèle de sa passion pour la sculpture. 2007, touché par l’absurdité humaine, l’homme face à son environnement l’exaspère à tel point qu’il se lance dans une série de globes terrestres traités sous différents aspects visuels. Ses sculptures aux messages criant de vérité, viendront compléter une série de pièces qui seront exposées pour la première fois à Vendôme.
Mars 2008, pour des raisons économiques, il sera remercié. Il part avec l’intime conviction que son avenir dans ce secteur d’activité ne pourra se faire qu’au travers de sa propre vision du métier, à savoir le respect d’un savoir faire sans compromis possible associé à une passion sans limite pour la sculpture et le monde du design. Malheureusement, privé d’atelier et sans moyen financier il lui sera difficile de monter sa propre affaire.
Mai 2008, il part sur Paris réaliser des décors pour différentes productions de télé. Seulement quelques réalisations personnelles verront le jour, non pas par manque de temps mais tout simplement parce ce que privé d’atelier, il lui est impossible de se réaliser pleinement.
2009 arrive avec ses bonnes et mauvaises nouvelles. Lui qui pensait pouvoir reprendre une vie normale et bien non, nouveau coup dur pour lui et les siens. C’est le ciel qui lui tombe sur la tête. A cet instant, il va devoir revoir ses projets, mais reste fixé sur son seul et unique objectif trouver un atelier et continuer à créer, seule issue possible pour tout reconstruire. Certes par la suite, il y aura des rencontres, des expositions, de riches échanges mais la fin d’année arrive à grand pas et toujours pas d’atelier en vue. Déterminé à vouloir s’installer courant 2010, il reste motivé plus que jamais avec dans sa ligne mire son atelier galerie.
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